Intermittent Fasting et longévité: battre Jeanne Calment

La vie éternelle a, de tout temps, été une obsession humaine: des Dieux immortels de l’Olympe à la résurrection du Christ en passant par les réincarnations des religions orientales, vaincre la mort a été au coeur de toutes les mythologies.

Tout le monde voudrait vivre plus longtemps, vaincre la mort et la maladie, avoir une vie prolongée. La longévité exceptionnelle de certaines populations (En particulier la population Française et celle d’Okinawa) a intéressé la communauté scientifique sur ces sujets.

Nous avons des preuves scientifique tangible que la réduction calorique (i.e. manger moins) permet d’avoir une plus longue vie. L’expérience la plus connue dans ce domaine est celle de Canto et Owen, les deux singes de l’Université du Wisconsin. Ces deux singes ont une ressemblance et une vie identique, à une exception près: L’un deux fait partie d’un groupe témoin qui mangeait ce qu’il voulait, le second fait partie d’un groupe qui, toute sa vie, a vécu sur un régime restreignant son apport calorique. Après plus de 20 ans, 37 pourcent du groupe témoins est décédé de causes liées au vieillissement, le groupe dont les portions ont été comptées a un taux de mortalité plus bas, environ deux tiers plus bas.

Ce résultat semble renforcer la restriction calorique comme solution nutritionelle ultime et est souvent reprise par ses adeptes. Il va falloir à vie peser ses aliments, restreindre ses portions et s’auto-persuader que c’est la vie idéale. Car l’autre résultat que l’on oublie, comme le souligne avec justesse Roger Cohen dans son article du New York times, « Le Sens de la vie« , c’est que Canto aura une vie plus longue, mais accompagné d’un manque flagrant d’énergie, d’une diminution de sa masse musculaire et de son activité, et dixit l’auteur « d’un regard plaintif demandant une poignée de graines de plus ». Là se pose la question: vaut-il le coût de vivre 120 ans si c’est pour le passer dans un corps chétif et sans énergie, et se refuser tous les plaisirs que peuvent offrir la vie?

Une découverte importante est que le jeûne intermittent semble pouvoir répliquer les effets d’une restriction calorique constante. Même dans le cas où  la consommation totale de calories n’est pas réduite. L’une des raisons est que le jeûne intermittent et la restriction calorique entraînent toute deux l’activation d’un mécanisme de préservation dans notre corps: celui-ci s’économise, en réparant par exemple les cellules plutôt qu’en les remplaçant par de nouvelles.

Cette découverte ne date pas d’hier, une étude de 1940 a mis en lumière chez le rat un prolongement de la longévité avec différentes variantes d’IF de 24h (un jour sur deux, un jour tous les 4 jours, un jour tous les 8 jours) sans retarter leur croissance, contrairement à la restriction calorique. D’autres études ont confirmé le lien entre IF et longévité. Une étude intéressante a montré que chez une certaine variété de vers de terre, l’IF active un gène spécifique qui a un impact sur la longévité. Gène qui est aussi présent chez l’homme, ce qui semble infirmer la conjecture de l’impact de IF sur la longévité.

Des résultats qui sont en contradiction, une fois de plus, avec l’esprit bien pensant qui veut que l’on ne doivent jamais au grand jamais sauter un repas!

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Découvrez cette pratique avec nos nombreux articles sur le sujet.

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7 commentaires pour Intermittent Fasting et longévité: battre Jeanne Calment

  1. Antoine dit :

    Les expériences de restriction calorique sont faites en laboratoire. Autrement dit, dans un contexte de vie moins propice aux infections, et sans le même stress. Appliqué à un habitat naturel, l’expérience sur les vers montre au contraire une réduction de l’espérance de vie; les vers sont fragilisés face aux infections. Le jeûne intermittent permettrait peut-être de contourner le problème en fournissant une alimentation suffisante.

    • Julien dit :

      Merci pour cet intéressant éclaircissement. Effectivement, il faut tjs faire attention aux expériences « in vitro vs in vivo ».
      Avez-vous une référence ou un papier à ce sujet, je suis êtremement intéressé.

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