Pourquoi on échoue (Partie 2) ? échouer quand on atteint un palier dans le régime Paléo.

« I’ve missed more than 9000 shots in my career. I’ve lost almost 300 games. 26 times I’ve been trusted to take the game winning shot and missed. I’ve failed over and over and over again in my life. And that is why I succeed. »Michael Jordan

L’une de mes lectrices, lors de l’écriture de la première partie, m’a fait cette remarque: « mais peut-on vraiment échouer? ». Ma réponse est oui, absolument. On peut échouer. Dans le cadre d’un régime Paléo, je définis l’échec de la façon suivante: revenir à une alimentation non paléo alors que l’on a constaté des effets bénéfiques de l’alimentation Paléo.

En fait, je considère qu’il y a deux types d’échec. Le premier apparaît très vite, c’est l’échec avant même d’avoir commencé que je traiterai dans un prochain article. Le second est, ce que j’appelle, l’échec du premier plateau. Que ce soit pour changer son alimentation ou pour tout autre activité, allant de la danse à apprendre à jouer aux échecs, de la course à pied au piano, la progression n’est jamais linéaire.

Principe de Pareto

Nous avons vu, dans l’article précédent, que les résultats ne sont pas proportionnels aux efforts fournis. C’est un principe général appelé principe de Pareto ou principe du 80/20: 20% des efforts donnent 80% des résultats. Votre régime alimentaire n’y échappe pas, avec un nombre limité de changement, les premiers résultats sont vite obtenus.

Un premier succès, pas un échec

Là où ça se complique, c’est lorsque l’on atteint le premier stade de stagnation. La perte de poids se réduit, puis se stabilise. C’est un stade normal et qui arrive a tout le monde a un moment ou à un autre. De nombreuses raisons expliquent que ces périodes existent mais la principale est d’une simplicité extreme: le corps humain préfère l’équilibre au déséquilibre. Cela a un nom scientifique: l’homéostasie. La température du corps humain de de 37 degrés. C’est la température à laquelle le corps fonctionne de façon optimale. Une variation trop forte autour de ce point d’équilibre (une fièvre trop élevé ou une nuit passée dehors dans le froid hivernal sans protection) entraîne tout simplement la mort. Le corps est capable de maintenir sa température malgré les différences de température extérieur (transpiration, frémissement, …).
De façon général, la plupart des mécanismes du corps humain tournent autour de cette notion d’équilibre. Le corps aime l’homéostasie. Le corps s’auto-régule.
On arrive donc, au cours de sa transformation Paléo, à un moment où le corps atteint un point d’équilibre. Celui-ci n’apparaît pas forcément au même moment pour chacun. C’est à ce moment là que le risque d’échec est important. En effet, c’est à ce moment que l’on se dit: le régime ne marche plus. On est frustré que la perte de poids ne continue pas indéfiniment jusqu’à ce que l’on entre dans le jean taille 36 tant rêvé et l’on revient aux mauvaises habitudes.

Le régime traditionel: l’échec programmé

Les régimes traditionnels ont trouvé une méthode épatante pour aider à gérer cette période: la phase de stabilisation (on trouve d’autre noms, comme la phase de consolidation, la phase de réintroduction, etc). Une phase où l’on revient progressivement à l’alimentation que l’on avait avant. De mon point de vue, c’est un joli pour ce que j’appelerais plutôt la phase d’échec. Si la façon de manger avant vous a emmené au surpoids et à une mauvaise santé, pensez vous vraiment que recommencer à manger de cette façon est la chose la plus intelligente de la terre?

Aborder le problème autrement

Dans notre approche: nous devons au contraire

  1. Nous réjouir du chemin qui a été parcouru jusque là.
  2. Continuez: si un régime alimentaire nous a permis d’atteindre un poids inférieur et de nous y maintenir tout en maintenant notre niveau d’énergie, c’est que c’est la bonne voie.
Effectivement notre approche est différente: regardons la situation. Vous avez arrêté l’inexorable courbe ascendante qui vous créait petit à petit votre joli embonpoint depuis plusieurs années, vous avez perdu du poids et déjà changé votre composition corporelle. Vous vous maintenez, sans efforts importants à ce niveau de poids, vous avez, peut être, gagné en énergie et en qualité de digestion, fini le coup de barre après le déjeuner. N’avez vous pas déjà gagné beaucoup en adoptant ce régime?

Programmé pour s’adapter

L’une des particularité de l’être humain est sa grande capacité d’adaptation. On s’habitue à pas mal de chose, dans le monde du style de vie, on appelle cela l’hedonic threadmill  (le tapis roulant de l’hédonisme): on s’habitue très vite à une amélioration et l’on revient au même niveau d’insatisfaction que l’on avait auparavant. Laissez moi prendre un exemple: vous aviez votre vieille voiture d’étudiant, vous en étiez satisfait,finalement, même si elle faisait un bruit bizarre, que vous rouliez avec les vitres ouvertes l’été, même si les siège était brulant au retour du super marché etc. Lorsque j’ai changé de voiture pour un modèle plus haut de gamme, le surplus de bonheur apporté s ‘estompe finalement au bout de quelques semaines, le luxe d’avoir la climatisation est devenu quelque chose de normal. Bref, on s’adapte plus facilement que l’on croit à notre environnement, à la hausse comme à la baisse.
Le corps va s’habituer aussi à l’alimentation paléo, vous serez de plus en plus capable d’assimiler des aliments plus nutritifs.  Arriver à un point de stagnation doit être vu non pas comme un échec mais comme un premier succès. Votre corps a atteint une première étape qui est acquise. 
Il va falloir aborder les étapes suivants et affiner votre alimentation: passer du régime paléo à VOTRE régime paléo, celui qui correspond exactement à vos besoins. Prendre en considération également d’autres aspects: gestion du stress, sommeil, activité physique.

Si le palier persiste au delà d’un mois, il faudra envisager quelques changements et adaptation qui feront l’objet d’un prochain article, mais surtout pas l’abandon: vous êtes arrivez jusque là, pourquoi revenir en arrière?

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5 commentaires pour Pourquoi on échoue (Partie 2) ? échouer quand on atteint un palier dans le régime Paléo.

  1. BarbWoz dit :

    Merci pour cette seconde partie très encourageante et qui redonne le moral !
    Je trouve ce premier palier très difficile à vivre et le voir comme un succès ne m’était pas venu à l’idée. La façon dont on perçoit les choses peut tout changer.

    Alors, j’ai réussi ! J’ai réussi à m’adapter au régime Paléo ! Houra ! 🙂
    Vivement vos prochains conseils.
    Merci et bonnes vacances à vous !

  2. Orticalli dit :

    Voici un article qui tombe à point nommé. La stagnation m’a fait me poser la question « et si j’essayais Weight watchers » 🙂 Mais la crainte de réintégrer des sucres dans mon alimentation après m’en être sevrée m’a terrorisée et cet article me permet de réfléchir différemment.

    C’est vrai que j’ai atteint une stabilité que je n’avais plus depuis longtemps, je suis plutôt en forme, je me fais plaisir, je ne me prive de rien, je mange à ma faim. Désormais, je dois travailler sur mon sommeil (je dors vraiment trop peu par manque de temps!) et sur mon activité physique (idem!).

    Je vais persévérer encore, je veux donner une chance à ce type d’alimentation de me prouver sa qualité!

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